Champion de France

CHAMPION DE FRANCE

On en rêvait en début de saison, certains en parlaient à demi-mot, mais comment se l’avouer après un exercice 2008-2009 complètement loupé ? Le rugby a son charme, ses valeurs et ses mystères qu’aucun autre sport ne peut nous offrir. Et cette saison qui s’achève, avec en point d’orgue ce bouclier de 4e série, écrit une nouvelle ligne à l’histoire si particulière de notre club.

Comment ne pas revenir une nouvelle fois sur le discours de Renaud Parenteau, fraichement débarqué de Villeneuve de Marsan, qui annonçait début juin 2009 que le Real serait Champion de comité mais également Champion de France. Certes, ce n’était pas la 3e série (comme espéré), mais ce bouclier a une saveur unique, un goût particulier tant le Real Soldevilla Campétois revient de loin. Trois matchs gagnés, forfait général de la réserve, des blessures à répétition et un effectif limité : tous les ingrédients d’une saison perdue d’avance étaient réunis pour le fiasco de 2008-2009. Mais le Real est un club à part et l’intersaison l’a justifié : les « Rats »n’ont pas quitté le navire à la dérive, mais se sont plutôt appliqués à le remettre à flot. Un pari réussi pour nos trois nouveaux co-présidents-joueurs qui ont construit quelque chose de très grand cette année. Autour de leurs entraineurs, les Campétois et les nouveaux venus se sont greffés de main de maitre pour avancer dans cette aventure.  Deux boucliers gagnés et un palmarès bien joliment garni après les titres de 2004 et de 2005.

Pourtant, ce qui change par rapport à l’épopée de 2005, ce n’est pas tant le résultat. Mais plutôt l’histoire, la façon dont ce parcours et ce groupe se sont construits. Il y a 5 ans, chaque joueur présent sur la pelouse de Gimont évoluait un (voire deux) ton au dessus des adversaires, se connaissait par cœur pour avoir évolué ensemble en Cadet au Stade Montois ou ailleurs. Renaud Darquier, exemplaire Capitaine du Real version 2010 et déjà présent au club en 2005 avouera pour sa part : « En 2005, le résultat était presque connu d’avance tant les joueurs étaient supérieurs à leurs adversaires. Cette année, rien n’était acquis et ce bouclier, les coéquipiers sont allés le chercher ». Une même issue pour des destins croisés et une fin inoubliable.

Une fin de saison exemplaire

Cancan et Renaud ont su forger un collectif qui allait devenir irrésistible au fil des matchs à élimination. Des joueurs unis et soudés qui avaient tous quelque chose à prouver en début de saison : les déçus de 2005, absents de la feuille de match, des revanchards qui veulent prouver leur valeur, ou des plus « vieux » en fin de carrière qui abattaient là une dernière carte pour brandir un (nouveau) bouclier. Cette équipe atypique s’est construite dans la difficulté, rien ne lui a été donné. Les matchs à Puyoo, Menditte, Pomarez ou Amou, sous la pluie avec des résultats en dents de scie en plein cœur de l’hiver. Mais la belle mécanique s’est finalement mise en marche au bon moment pour obtenir le précieux sésame du Championnat de France.

Malgré la frayeur, en ¼ de finale face à Lasseube, personne n’a eu à crier au scandale du résultat du match et de l’issue de la saison. Le Real était supérieur à chacun de ses adversaires car les joueurs rentraient sur le terrain avec l’envie de se dépasser pour son coéquipier, son copain ou son ami. Une amitié et quelque chose de grand, d’indescriptible sont  nés de cette aventure. « A la vie à la mort » dirons certains. Cette envie de se surpasser, de repousser ses limites a été le guide, le fil conducteur d’une bande de potes nouvellement construite et pour qui l’appétit allait venir en mangeant…

Aujourd’hui (et même en cas d’échec en finale) nous sommes tous fiers de porter les couleurs de ce club. Fiers d’avoir écrit ensemble cette nouvelle histoire. Fiers de continuer à le faire exister dans le paysage rugbystique. Ce titre est porteur d’espoir pour l’avenir du Real Soldevilla Campétois. Comme on dit souvent « les grandes équipes ne meurent jamais ». Alors nous allons encore avancer tous ensemble car le Real Soldevilla Campétois est un grand club et ce, grâce à chacun des membres qui le composent.

Alors savourons, profitons de ces moments de bonheur unique qui nous sont offerts, que les bleus et blancs ont gagné en allant  au bout d’eux-mêmes. Dans 10, 20, 40 ans, peut-être serons-nous les seuls à nous souvenir que le dimanche 27 juin 2010 le Real Soldevilla Campétois était sacré champion de France de rugby. Mais ce souvenir commun aura toujours la même saveur : celle de l’amitié et du partage, que le rugby, lui seul, est capable de construire.

Le bouclier de 4e série n’en demande pas tant et sera très certainement d’humeur voyageuse cet été……..

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