La finale en chiffres...

LA FINALE PASSEE AU CRIBLE

Zoom sur les forces et les faiblesses des deux équipes qui s’affronteront ce dimanche pour se disputer le bouclier territorial de 4e série. Une confrontation indécise entre deux équipes qui présentent de nombreuses similitudes dans le jeu produit tout au long de la saison. Portrait :

Attaque :

Real Soldevilla : 6/10

Depuis le début de saison, et ce n’est une surprise pour personne, le Real a de grosses difficultés à transformer en points sa domination. L’exemple le plus flagrant reste la demi-finale et ces deux matchs en aller-retour. Ultradominateurs, étouffants complètement les velléités offensives des Mendikotars, les joueurs n’ont pu faire mieux qu’inscrire 22 points en deux rencontres. Sans cette faillite, les bleus et blancs aborderaient certainement à l’heure actuelle, un magnifique derby en guise de finale de 3e série. Mais l’heure n’est certainement plus aux regrets, mais plutôt aux premiers bilans. Et malgré des difficultés flagrantes en demi-finales, les bleus et blancs restaient sur deux intéressants succès glanés à la force de leur attaque. Le dernier match de saison régulière face à Menditte et la victoire en barrage face à Puyoo sont là pour en témoigner. L’efficacité presque régulière des buteurs (R. Darquier ; Seb Fargues) associée à un pack redoutable ont ainsi, souvent permis aux joueurs de passer de longues minutes dans le camp adverse. Il ne reste plus qu’à espérer que cette jolie spirale apparaisse à nouveau lors de ce rendez-vous crucial.

Pomarez : 5/10

On dit souvent que la meilleure défense c’est l’attaque, mais dans le cas de la finale de dimanche, les deux adversaires n’ont pas brillé par leur efficacité offensive cette année. Et dans la catégorie de la pire attaque, le Real a trouvé mieux en la personne de Pomarez. 8e attaque de la poule (seul Narrosse a fait mieux… ou moins bien, au choix), les rouges et noirs de Chalosse ont inscrit 156 points en tout et pour tout durant la saison régulière (16 matchs). Ce qui nous donne une moyenne d’environ 10 points inscrits par match. Un score peu flatteur, surtout lorsque l’on constate que les Chalossais n’ont franchi qu’à deux reprises la barre des 20 points (23 à 21 à Ciboure et 21 à 3 face à Sare). Une équipe là aussi, en proie à de nombreuses difficultés lorsque l’heure de marquer des points approche. Il n’y a plus qu’à espérer que le réveil offensif Chalossais n’ait pas lieu ce dimanche. 

 

Défense :

Real Soldevilla : 7/10

Au Real cette année, la clé du renouveau n’a été ni plus ni moins que la défense. Malgré certains accrocs (comme le match à Sare en début de saison), les bleus et blancs ont souvent pu se reposer sur une défense efficace pour ramener des succès importants (à Puyoo, à Ciboure) ou des lots de consolation qu’étaient les bonus défensifs (St Pierre du Mont, Pomarez, Amou). 5e défense de la division (à égalité avec Sare et Ciboure), les Campétois ont encaissé 191 points durant la première phase. Ce qui nous donne une moyenne honorable de 11,9 par match. Pas exceptionnel me direz-vous, mais suffisant pour glaner 9 victoires, 1 nul et 3 bonus défensifs. Une défense efficace également lors des phases finales puisque l’artillerie offensive de Menditte a été (presque) mise en sourdine lors des deux rencontres (22 points encaissés au cumulé). Dimanche, et plus que jamais, le Real devra sortir les barbelés pour ramener un nouveau bouclier dans la cité Campétoise.

Pomarez : 7,5/10

Comme expliqué un peu plus haut, la meilleure défense chez les Chalossais, eh bien c’est la défense. Et il faut bien se rendre à l’évidence : les rouges et noirs sont de redoutables défenseurs. 4e au classement des défenses avec 189 points encaissés (une moyenne de 11,8 points encaissés par match), Pomarez n’a subi que deux « gros cartons » durant la phase préliminaire : Face à Amou à domicile sur le score de 16 à 0 et à Menditte avec une belle « fessée »  et 36 points dans la musette (36 à 6). A côté de ça, cette équipe a malgré tout obtenu des résultats probants en se reposant sur cette belle ligne défensive. Les exemples ne manquent pas et le plus récent reste la qualification en barrage face à Amou (chez ces derniers) sur le score de…. . En phase de poule, les succès obtenus grâce à ce rideau infranchissable sont également nombreux. Pour les principaux on pourrait citer la victoire face au leader Menditte 8 à 3 (la leçon de l’aller avait été retenue). Mais également face au Dauphin Saint-Pierrois sur le score de 12 à 6. Ou bien encore en imposant une froide leçon de réalisme aux Puyolais (10 à 8). Enfin, il ne faut pas passer sous silence la victoire obtenue face à nos joueurs grâce, là aussi, à une incroyable prestation défensive (bien aidée malgré tout par les difficultés Campétoises soulignées précédemment). Des statistiques  impressionnantes réalisées la plupart du temps sur le sol Chalossais. Qu’en sera-t-il dimanche sur un terrain neutre ? La réponse se trouvera certainement dans les ambitions offensives de notre équipe.

 

Forme du moment :

Real Soldevilla : 7/10

Malgré les deux revers concédés en demi-finale, le Real se porte plutôt bien. Ces deux échecs ont apporté des certitudes au groupe et aux entraineurs, mais également son lot de regrets (à méditer pour la saison prochaine). Cette équipe, renouvelée à près de 50 % en début de saison a pu réaliser qu’elle pouvait faire mieux que rivaliser avec les meilleurs. Avec un peu plus de régularité et de réussite, les joueurs auraient pu rêver mieux que cette 4e place obtenue au bout des 18 journées de championnat.  Au lieu de ça, les joueurs se sont imposé, par manque de réalisme, une étape supplémentaire que sont les barrages : Victorieux et soulageant tout le club. Loin des objectifs annoncés en début de saison (1ere place et titre en 3e série), le Real a malgré tout livré une saison sérieuse et appliquée avec pas moins de 9 succès. Par rapport à la saison précédente, on peut dire que les joueurs reviennent de loin. Cette finale apparaît comme la cerise sur le gâteau et représente (peut-être) le dernier match disputé sous ce maillot de l’amitié pour de nombreux joueurs. Cette dimension subliminale a certainement dû peser dans la balance pour remobiliser un groupe qui commençait à battre de l’aile sur le sprint final de la phase régulière. Aujourd’hui, on sent les bleu et blanc plus forts que jamais. Les 4 derniers matchs disputés vont dans ce sens là. Le bouclier tend les bras aux hommes de R. Parenteau et Cancan Ferrière. A eux d’aller le récupérer.

Pomarez : 6,5

Outsider pour les premières places en début de saison de par son statut de relégué, les Chalossais ont rapidement déchanté. Terminant à la 6e place de la division, Pomarez a du passer par la case barrage avant de se faire éliminer à la course à la remontée par Saint-Pierre du Mont. Des résultats en inéquation avec le potentiel de ce groupe. De nombreuses arrivées de joueurs issus de clubs plus huppés tels que Tartas, Montfort ou encore Mugron, devaient permettre aux rouges et noirs d’effacer au plus vite le traumatisme de la descente et d’un exercice 2008/2009 particulièrement délicat. Hélas, il en a été autrement et Pomarez a dû se contenter de ce dernier ticket qualificatif pour les phases finales… avant le coup d’éclat (ou coup de maitre) réalisé sur la pelouse d’Amou. Des Amollois bien malheureux qui ont vécu à nouveau le scénario de la défaite à ce stade de la compétition comme ça a été  le cas en 2008 face à nos joueurs. Un joli coup réalisé par les rouges et noirs de la Mecque. Temple du Basket, mais également patrie du rugby, on pourrait presque soupçonner Pomarez d’avoir laissé filer sa demi-finale pour se consacrer à la 4e série. Mais les valeurs du rugby sont ainsi faites que l’on peut réellement douter de cette hypothèse. St Pierre du Mont était un ton au dessus et Pomarez, bien que courageux n’a pu que rendre les armes face à la surpuissance du pack tango. Des doutes doivent certainement animé ce groupe à l’heure d’aborder ce dernier rendez-vous. Mais le verdict des finales rend souvent des vérités différentes de celles de la veille…

 

Moyenne :

Real Soldevilla : 6,6

Pomarez : 6,3

Une finale ça ne se joue pas, ça se gagne. Ce sont certainement les mots qui reviendront en boucle dans les têtes des joueurs au moment de fouler la pelouse de Grenade sur l’Adour. Car ces matchs, si particuliers, ne s’abordent pas de façon anodine. Chaque équipe voulant ramener le bouclier dans son club et sa commune (en pleine période de fête Campétoise, l’occasion serait trop belle). Mais même si le Real attaque ce rendez-vous avec le statut de favori (de par son classement), les compteurs seront remis à zéro et un match âpre, serré et engagé nous attend ce dimanche. Un partout entre les deux équipes durant la saison régulière, cette « belle » salvatrice permettra à son vainqueur de disputer les phases finales du championnat de France. Une belle ouverture qu’il faudra traduire en victoire sur le pré. Les joueurs en sont capables. A eux de réaliser le match qu’il faut. A condition que l’enjeu ne tue pas le jeu… Mais avec ces deux rideaux de fer en guise d’arme principale, le contraire serait, lui, des plus étonnants.

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