La parole aux scotchs 2ndVolet

LES CONFIDENCES D’UN PASSIONNÉ

Pour ce 2nd volet de la série « la parole aux scotchs », Cancan Ferrière nous livre son ressenti et ses espoirs en terme de jeu et de plaisir. Un entretien sans tabou avec un amoureux du beau jeu.

RealSoldevilla.fr : Cancan, pour commencer, peux-tu nous raconter en quelques lignes ton parcours de joueur… que tu as quitté il n’y a pas si longtemps ?

Cancan : Tout d’abord merci aux bénévoles qui font vivre le club et aux animateurs du site. Ma « carrière «  a commencé en minime a l’Avenir Aturin ou malgré les nombreux matches perdus, mes jambes me permettaient de marquer quelques essais. La 2ème année était le début d’un jeu structuré. La 1ere année cadet a été laborieuse. La 2ème, la découverte d’un entraineur, "Nano Faget" qui m’a encouragé à entreprendre et être libre sur le terrain. La construction  s’est poursuivie au C.E.T de Gélos ou j’étais interne et donc le mercredi c’était rugby scolaire. Un super éducateur, prof de  gym de son état  « Kiki Coudassot «  a su sans s’imposer faire passer les messages d’intégrité, de tolérance, d’humilité et de respect. La 1ère année junior s’est très mal passée (sauf en scolaire ou n’ayant pas de juniors, Kiki me confia la responsabilité des cadets) pour,  quelques mois plus tard finir la saison en équipe 1ère. C’est là que j’ai rencontré celui qui a été un modèle de partenaire JP.Lucmort.    C’est là aussi que j’ai rencontré un ancien montois C. Marticoréna qui m’a guidé dans le système de jeu que nous affectionnons, puis qui m’a « introduit » au Stade.  Les trop courtes années à déguster les paroles et les conseils de Mr André Boniface , les entrainements et les matches (trop peu nombreux ) avec J.Baylet , P.Nadal , JP.Dulaurans , J.Bonnet et les autres sans oublier les avants  , resterons de merveilleux  souvenirs . Une entorse grave du genou droit met fin au rêve. Pour de multiples raisons l’interruption durera  7 ans. Ma « carrière »  de joueur finira où elle avait commencée, à Aire.

 

RS.fr : Certains jeunes au club t’ont connu en t’ayant comme entraineur en cadets au Stade Montois. Mais, je sais que tu as également entraîné, le rugby féminin à Aire. Pourrais-tu raconter aux internautes ton parcours en tant qu’entraineur cette fois-ci ?

Cancan : Les 7 ans de coupure ne l’ont pas été avec le terrain puisque c’est à cette période que j’ai commencé à entrainer les cadets à l’A.A  (certains faisant partie de l’équipe dans laquelle  j’ai repris la compétition, c’était génial). Les joueurs que j’ai eu la chance d’entrainer ou d’éduquer étaient de toutes catégories : minimes, cadets, féminines à Aire, cadets, crabos, nationale b à Mont de Marsan et séniors dans différents clubs, ce qui m’a conduit au Réal.

 

RS.fr : A ce qu’il parait, les filles seraient plus à l’écoute que les garçons… Quel est ton point de vue, en sachant que tu as pu te confronter directement au problème…. ?

Cancan : Pour faire court avec une vue de très haut, les filles décuplent dans tous les sens, tous les aspects du rugby. Le très positif aura été les discussions et leurs applications sur le terrain pendant les 2 saisons passées avec les Vip Aire

 

RS.fr : Cancan, contrairement à Renaud Parenteau, tu étais déjà au club l’an dernier. Qu’est ce qui t’as motivé à rejoindre le club et ce niveau il y a déjà un an et demi ?

Cancan : Le niveau n’a rien à voir. Depuis plusieurs années P. Huet me téléphone. J’ai été sensible à son insistance, à ses arguments, à l’idée de retrouver certains joueurs, d appartenir à un club  jeune et déjà mythique. J’espère en être digne.

 

RS.fr : Marquée par les absences, les blessures, un effectif faible quantitativement : Que peux-tu retenir de ta première saison au club, l’une des plus difficiles rencontrée par le Réal depuis sa création ?

Cancan : J’ai été marqué par ce qui est l’essence de ce club ; le Jeu .Les entrainements étaient compliqués car je devais, au dernier moment, adapter les exercices au nombre de présents mais les dimanches avaient une intensité et une générosité que j’ai rarement rencontré.

 

RS.fr : Malgré les difficultés, tu es finalement resté au club pour continuer à faire progresser les joueurs aux côtés de R. Parenteau. Qu’est ce qui t’as motivé afin de poursuivre l’aventure ? Le projet sportif et la motivation insufflée par les nouveaux co-présidents ? L’idée que tu n’avais pas encore fait le tour de la question à Campet ? Le salaire (sic) ? Où la vérité est ailleurs ?

Cancan : La vérité est que ce sont des personnes que je trouve extraordinaires qui m’a confié les clefs. Comment refuser ?

 

RS.fr : D’ailleurs, voir une trentaine de joueurs par entrainement doit te satisfaire et simplifier les préparations des séances, non ?

Cancan : Ce n’est pas le nombre de joueurs qui simplifie les entrainements c’est ma capacité à avoir l’adhésion des joueurs dans ce que nous recherchons et leur procurer de la joie.

 

RS.fr : Passons à présent à ce championnat version 2009/2010. Etant un amoureux du jeu de passes, les victoires grâce aux « gros » en début de saison devaient te laisser sur ta faim ?

Cancan : Si la façon dont nous marquons, victoire ou pas, est le résultat de mes entrainements, je n’ai pas d’états d’âme. J’assume. Ceci dit je suis très heureux que les avants marquent sur les ballons qu’ils ont gagnés et je suis toujours respectueux et admiratif de ce qu’ils peuvent faire.

 

RS.fr : Tu attends beaucoup de tes joueurs cette année, on te voit notamment très exigeant avec les ¾, tout en les encourageant à prendre des initiatives. Les dernières rencontres ont dû te rassurer, ou tu penses plutôt qu’ils n’exploitent pas encore totalement leurs capacités ?

Cancan : Effectivement nous ne sommes, à mon avis qu’entre 40 et 70 % suivant les matches, de nos possibilités. Ce qui nous reste à gagner est le plus difficile.

 

RS.fr : D’un point de vue comptable, le Réal est pour le moment 4e à seulement quelques petits points de la troisième place ? Trouves-tu l’équipe à sa place ?

Cancan : Oui, si l’on compare notre potentiel et la marge de progression qui peut être la notre, nous ne valons pas plus au classement.

 

RS.fr : Pour poursuivre sur ce sujet, quels sont les matchs qui t’ont laissé le plus de regrets que ce soit en terme de jeu ou tout simplement de points importants laissés en route ?

Cancan : Tous les matches me laissent des regrets, mais, surtout beaucoup de questions

 

RS.fr : Si tu devais retenir ton meilleur souvenir avec Campet Cancan… Ce serait quoi ? Une soirée, un match ? Ou encore autre chose ?

Cancan : Le meilleur est pour bientôt.

 

RS.fr : Un peu de douceur si tu veux bien… Cet été, un transfuge venu des pays chauds a rejoint le Réal : Clément Ravier, plus connu sous le nom de « Fidjien Blanc ». Que t’inspire l’arrivée de novices, comme lui, Jérémy Parisit, Christophe Boyer, et tant d’autres, au rugby et plus précisément au Réal ?

Cancan : Je ne sais pas si c’est de la douceur mais un courant d’air frais c’est sûr. Clément, Benoit, et d’autres arrivent avec un excellent état d’esprit, regardent et voient le jeu simplement, la tête haute, sans à priori  et sont très pertinents dans leurs nombreuses questions. Leurs attentes sont généreuses et enthousiastes.

 

RS.fr : Enfin, si tu pouvais attendre quelque chose de cette saison rugbystique… Qu’est-ce que ce serait ?

Cancan : Ma seule attente est la certitude d’avoir participé à rendre les joueurs heureux et libres comme d’autres l’ont fait pour moi.

 

RS.fr : Petite curiosité pour finir… « Cancan »… pour Christian je suppose… ? Quelle est l’origine de ton surnom ?

Cancan : Cette dernière question va bien clore l’entretien car le mot de la fin sera pour ma fille : « peu de personnes connaissent  l’histoire, presque tous pensent que ça vient de ton prénom, il ne faut rien dévoiler, ce petit mystère c’est énorme » 

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