Les confidences de Cancan

"HEUREUX ET FIER DE FAIRE PARTIE DE CETTE CONFRERIE"

Sa passion, son ressenti et ses projets d'avenir, Cancan entraineur des 3/4 du Real au cours des deux dernières saisons revient sur son aventure et son passage remarqué dans notre club. Ce perfectionniste passionné nous aura (presque) tout dit....

Realsoldevilla.fr : Cancan, tu viens de passer deux saisons en tant qu’entraineur des lignes arrières du Real. Quel bilan tires-tu de cette expérience ?
Cancan Ferrière : Je ne vais pas faire de bilan, d’abord parce que je n’aime pas ce mot et que je suis un très mauvais comptable. Non, ces deux saisons, je vais les ranger dans la boite magique. Tu sais, la petite boite que tu cache au fond du cœur et qui s’ouvre sur la simple pression d’un soupir, ou d’un fleuve de larmes. La mienne contient une galaxie. Il y a des trous noirs qui avalent mes déceptions, mes rancœurs, mes amertumes. Et puis il y a mes étoiles, mes soleils, qui tournent les uns autour des autres, me soutiennent, m’encouragent ou me manquent …….. Serais-je en pleine benoidartiguisation ??? 

Realsoldevilla.fr : Si tu avais une seule chose à retenir, un moment particulier, un match, une phrase… Quelle serait-elle ?
Cancan F. : C’est une journée entière qui va rester gravée dans ma mémoire. La concrétisation suprême. Celle du titre. Emotionnellement, une journée de fou. Je suis passé par tous les états habituels, connus, et beaucoup d’autres, nouveaux, dus au résultat du match. Sans trop rentrer dans les détails, pour le décrassage et l’avant match, le passage à Aire, dans ce stade, ce vestiaire, a été énorme de souvenirs. Et puis il y a eu tous ces instants fugaces de complicité, de confiance, avec les joueurs, les supporters, quelques anciens partenaires ou même, ceux imaginés avec et pour les absents. J’ai éprouvé l’espace de quelques minutes de grands moments de sérénité et de bonheur. 

Realsoldevilla.fr : Toi qui es un amoureux du beau jeu, des jolies passes, des ailiers qui débordent. Ne t’es-tu jamais senti frustré au cours de la finale que la décision soit remportée grâce à un essai collectif et une défense de fer ?
Cancan F. : Pour une finale, je crois que tout le monde signerais pour la victoire quel que soit le score et la manière. Ceci dit je pense que tous les essais sont collectifs. Sur celui des avants, je me permets de penser que si nous n’étions pas craint, un minimum, derrière, il y aurait eu plus de défenseurs autour du ballon .Mais encore une fois, je suis admiratif et respectueux du jeu des avants et ceux de cette saison sont des mecs vraiment supers .Mes frustrations viennent plutôt de ces actions qui tout au long la saison, ont percé les défenses sans aller derrière la ligne. Mais tu sais bien que j’en suis le premier responsable.

Real Soldevilla.fr : Au cours de ces deux saisons assis sur le banc du Real, ou plus généralement debout à encourager tes troupes, si tu avais un match référence à retenir de la part de tes joueurs, tu choisirais lequel
Cancan F. : Je n’ai pas de matches référence. Je crois qu’il y a eu de très beaux mouvements gagnants comme l’essai à Menditte ou les joueurs ont réalisés l’action technique et collective parfaite, avant et 3 /4 mélangés, ou des moments de grande maitrise individuelle ou collective en défense, comme me l’ont confié les joueurs lors de nos discutions pendant les entrainements.

Realsoldevilla.fr : Tu quittes le Real Soldevilla Campétois, auquel, il me semble, tu t’es profondément attaché, pour aller entrainer l’équipe de Panjas (Gers). Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette équipe, ses joueurs, son club ?
Cancan F. : Panjas est un club dont je ne connais pas encore toutes les valeurs, mais qui ressemble au Réal par son esprit de jeu uni par une bande de copains, dont certains ne me sont pas étrangers et c’est pourquoi j’ai accepté la proposition d’y entrainer.

Realsoldevilla.fr : Et sur le rugby en Armagnac-Bigorre plus précisément, dont était issu l’équipe de Villecomtal justement ?
Cancan F. : Comme tu as pu le voir lors de la finale, Villecomtal et si j’ai bien compris, le comité A.B a pris le parti du jeu et abandonné les casques à pointes et les baïonnettes. Je te confirmerais tout ça au cours de la saison.

Realsoldevilla.fr : Une petite question un peu plus personnelle à présent : ta fille n’a pas forcément bien vécu le fait que ta moustache ait disparu en même temps que le Real décrochait son second bouclier de Champion de France… Comment ton entourage, tes amis, connaissances, ont réagi à ce bouleversement physique ?
Cancan F. : La on ne parle plus de rugby !? Les réactions ont étés diverses. Il y a ceux (ou celles) qui n’ont rien remarqués, ceux (ou celles) qui préfèrent, qui n’aiment pas, qui sont choqués, mais de l’avis général, j’ai rajeunis de 10 ans. Malheureusement ce n’est que sur la façade.

Realsoldevilla.fr : Enfin, au cours d’une interview réalisée pour le site ww.realsoldevilla.fr l’hiver dernier, je t’avais demandé l’origine de ce surnom « Cancan » qui te suit depuis de nombreuses années sans avoir eu de réponse… Qu’en est-il aujourd’hui ?? Un petit indice pour les internautes et passionnés du club ?
Cancan F. : Il était une fois pendant l’année scolaire 65/66 (1900 bien sur), dans la cour de récréation de l’école publique de garçons d’Aire sur l’Adour, deux élèves de CE2 ………….

Realsoldevilla.fr : Pour conclure comme il se doit cet interview, si tu avais un message à faire passer aux membres du club et à tous ceux qui nous lisent, que leur dirais-tu ?
Cancan F. : Oh ! Je n’ai ni de conseils, ni de messages, juste un souhait. Celui de retrouver les membres de ce club comme je les ai connus , une bande de doux dingues , inventifs , entreprenants , libres et heureux , qui ne vendront leur âme pour rien au monde , à l’image de mon ami Eric .
Je voudrais associer aux brochettes des personnes que j’ai bien appréciées, la majorité des entraineurs que nous avons rencontrés cette saison car ils œuvrent dans le sens d’un rugby ouvert, propre, enthousiaste, généreux et respectueux.
Pour terminer puisque c’est la dernière question, je voudrais dire que je suis heureux et fier (ça ce n’est pas souvent) de faire parti de la confrérie Réalesque. J’espère en avoir été digne et surtout un grand MERCI à tous pour tous ces moments d’intenses bonheurs.

LaVictoaaaaaRoBouduPiéééééé………….

Une nouvelle fois merci pour tes réponses Cancan et, de la part de l’ensemble du club, dirigeants joueurs et supporters, je te remercie profondément pour ces deux saisons passées à Campet. Ta patience, tes conseils et ta bonne humeur auront marqué les membres du Real Soldevilla Campétois qui ne te connaissaient pas. Et surtout, je te souhaite beaucoup de bonheur et de réussite dans cette nouvelle aventure du côté de Panjas.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×