Pomarez - Réal Soldevilla

Des regrets, des regrets, des regrets…..

En lisant ce titre, fermez les yeux et imaginez un instant, la célèbre chanson d’Alain Souchon. Elle résume à elle seule le sentiment que partageaient l’ensemble des joueurs du Réal (Première et réserve comprise) en repartant de Pomarez, Mecque du Basket Landais et temple de la Course Landaise…

Tête basse, regard sombre, il suffisait de presque rien (pour poursuivre en chanson) pour constater que le Réal avait manqué sa reprise .Pourtant l’occasion était trop belle de pouvoir distancer de manière convenable un candidat, un adversaire plutôt à la course au Podium.

Mais il en a était autrement… Pourtant tout avait l’air d’avoir bien commencé pour la Première. Une entame bien menée avec des avants conquérants qui mettent immédiatement la pression sur leurs adversaires. Mais (car il y a souvent mais) un dégagement mal assuré dans nos 22 m, contré par la défense adverse entraine l’ouverture du score avec un essai que nous pourrions aisément qualifier de… casquette… La belle mécanique venait de s’enrayer. Une transformation plus tard, voilà le Réal déjà mené sur le score de 7 à 0. Ce coup du sort aura au moins permis à nos couleurs de repartir immédiatement dans le camp adverse et de scorer presque aussitôt. En effet, Renaud Darquier transforma une pénalité à la suite d’un hors jeu des rouges et noirs. Le score était maintenant de 7 à 3. On pensait les Campétois enfin rentrés dans la partie. Mais la rencontre tombait dès lors dans un faux rythme, imposé par les locaux qui sortaient l’artillerie lourde par le biais de longs coups de pieds distillés à merveille par le demi d’ouverture et l’arrière Chalossais. Seule une échappée, orchestrée par l’excellent troisième ligne centre de Pomarez et une magnifique offensive en première main des attaquants du Réal réchaufferont un public resté malgré tout assez frigide durant les quarante premières minutes.

 Après le repos, le Réal, encouragé par les chœurs de l’armée bleue et blanche, lâchait enfin les gaz pour se montrer dangereux et approcher beaucoup plus régulièrement l’en but Pomarezien. Mais la réussite avait choisi son camp en ce dimanche 10 janvier 2010, où le froid polaire gagnait de plus en plus les travées d’un magnifique complexe sportif récemment terminé. Les problèmes de conquête, les ballons égarés en touche et en mêlée glaçaient les derniers espoirs Campétois. Malgré des intentions de jeu évidentes et une défense extrêmement efficace, le Réal perdait de trop nombreux ballons importants, empêchant toute possibilité de passer devant au « planchot ». Les pénaltouches on été  à ce sujet le véritable point noir de l’après-midi. Seule une pénalité de Renaud Darquier, qui ramena nos couleurs à un score de 10 à 6, comblait un tableau d’affichage resté de marbre et tout aussi congelé que le nombreux public.

Les dernières dix minutes durant lesquelles le Réal enchaina de magnifiques temps de jeu allaient donner les ultimes sueurs froides aux supporters adverses et à des locaux qui défendaient bec et ongle leur en but jusqu’à la victoire finale (10 à 6).

Il suffisait de lire la satisfaction sur le visage des locaux, accompagnée de nombreux cris de joie pour comprendre que la bonne opération… c’étaient les Chalossais qui l’avaient réalisée… Le bloc des deux prochains matchs contre Sare et Narrosse s’annonce déterminant si le Réal ne souhaite pas connaître de grosses désillusions.

Parlons à présent de l’équipe 2. Mais où sont passées les belles intentions de jeu que proposaient les réservistes Campétois en début de saison ? Une entame poussive, de nombreuses maladresses et des difficultés à s’approcher de l’en but adverse auront eu raison de nos joueurs. Rapidement handicapés par la sortie sur blessure de Gérard Menaut (on te souhaite tous un excellent rétablissement), les joueurs se retrouvaient très rapidement orphelins de leader. Seule la petite « générale » de la deuxième mi-temps aura réussi à sortir les visiteurs de la léthargie dans laquelle ils s’étaient installés. Piqué au vif, le collectif retrouvait peu à peu un peu de liant et les temps de jeu pouvaient enfin se multiplier. Le seul essai Campétois de l’après midi arriva à la suite d’un superbe mouvement collectif initié par les trois quarts depuis leurs 22 mètres et conclu des mains du plus polyvalent des ailiers, Vincent Legrand (Clochette). Le sursaut d’orgueil vint malgré tout un peu tard. Le Réal s’incline 17 à 5 (sous réserve d’une erreur de ma part).

Un après midi à oublier dirons-nous, et au plus vite ! Une remise en question collective est nécessaire afin de ne pas gâcher une saison bien engagée… En ce dimanche de janvier…. C’était bel et bien Manu Chao qui avait raison… Sibérie m’était contée….Et Séb Fargues l’avait bien compris… on a pu retrouver son superbe jogging de match des journées d’Hiver. 

Rendez-vous dimanche au Stade de l’Amitié de Campet pour la réception des équipes de Sare.

 

Equipe Première :

1-Zanchettin ; 2- Cazade ; 3- C. Martinez ; 4- Monget ; 5- Delamare ; 6- L. Laborde ; 7- F. Sauboua ; 8- Brethes ; 9- Fargues ; 10- B. Laborde ; 11- Aparicio ; 12- Darquier ; 13- Jaulin ; 14- Mestrallet ; 15- Delas

16- Barat ; 17- Lagrue; 18- Gourgues ; 19- F.Lalanne ; 20- Lafontan ; 21- Labeyrie ; 22- Guesnon

 

Equipe Réserve :

1-Menaut ; 2- Barat ; 3- Gantier; 4- Larrazet ; 5-Bertrand ; 8-Gourgues ; 9- Lafontan ; 10- Bourdé ; 11- Ravier ; 12- Sicot ; 13- Guesnon; 14- Legrand

16- Y. Laffiteau-Dugarry ; 17-Lailheugue ; 18-  J. Laffiteau-Dugarry ; 19- Lionel ; 20- Daudigeos ; 21- M. Lalanne

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