Real Soldevilla-Lasseube (1/4)

LA QUALIF’ AU MENTAL

Le Real décroche son billet pour le dernier carré du championnat de France en venant à bout d’une valeureuse équipe de Lasseube et au bout de 100 minutes de jeu… Du jamais vu.

Le couperet a failli tomber et avec lui, envoyer les gladiateurs Campétois aux oubliettes du championnat de France. Un match de phase finale, un vrai, où les hommes ne sont plus de simples joueurs de rugby, mais de vrais combattants programmés pour ramener la victoire dans leur camp. Et même si elle a été longue à se dessiner, elle bascula finalement dans le camp Landais lors des dernières minutes d’une prolongation indécise et stressante.

Mais que ce fut dur…Et une fois n’est pas coutume,  le Real entame mal sa partie. Une pénalité sifflée sur le coup d’envoi suite à un placage dangereux de ce diable de Titi permet au n°10 adverse de chauffer la mire. 3 à 0 après une minute, on peut commencer à croire que le scénario de Marssac est en train de se reproduire.  Heureusement, le doute, les Campétois ne l’auront eu que quelques instants. Le temps de se remettre en selle et de pratiquer un rugby total auxquels même les meilleures défenses ne peuvent résister. Et le premier mouvement d’envergure c’est le surpuissant Sono qui va l’initier. Cet ancien numéro 8 reconverti 2e ligne pour le bien de l’équipe, se fait la malle trainant sur 30 mètres, 5 joueurs Béarnais. Stoppé sur les 22 m, le ballon sort rapidement, poussant les verts et blancs de Lasseube à la faute. Une occasion que Renaud Darquier transformera sans problème. 3 partout après 5 minutes de jeu ! Le match est parti sur de bonnes bases. Mais les Campétois ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin et font le siège du camp adverse. Malheureusement des mauvais choix à l’heure de conclure cette domination, empêcheront nos valeureux Landais de pouvoir se mettre à l’abri. Une  faute des avants adverses, dominés de long en large et en travers par nos tracteurs, sera, une nouvelle fois, sanctionnée par le Pistolero Darquier. Des 22m légèrement décalé sur la droite, il rajoute 3 points supplémentaires dans la besace : 6 à 3 à la 10e et contre le vent, les Campétois font le métier. Les jeunes joueurs du Béarn sont, quant à eux, obligés  à défendre et à jouer le contre. Ce qu’ils font d’ailleurs plutôt bien puisque dès leur deuxième incursion dans le camp du Real, ils profitent d’un mauvais dégagement au pied pour revenir au tableau d’affichage : le numéro 10 adverse Costes claquant un superbe drop des 40 m face aux perches. 6 à 6. La crispation se fait sentir et on commence à penser que l’après-midi va être long : pas d’essai inscrit et un buteur adverse redoutable. Le Real semble tomber dans le piège tendu par les Lasseubois. La fin de la 1ère mi-temps sera du même acabit : le Real connaît toujours autant de difficulté à franchir la ligne d’en-but adverse et les Béarnais attendent patiemment que le repos arrive. 6 partout aux citrons, ça promet d’être difficile…

Attention Serial Buteur en face !

Le deuxième acte reprend sur les mêmes bases, les avants Campétois font le travail, mettent à mal leur adversaire sans pour autant réussir à scorer malgré le soutien d’Eole… Et c’est là que le bât blesse justement. Incapables de jouer avec le vent, les bleus et blancs donnent aux Béarnais l’occasion de s’installer un peu plus largement dans le camp Landais. Sans  être dangereux, les adversaires du jour se rapprochent dangereusement de la terre promise. Mais les esprits s’échauffent, la pression commence à se faire sentir et l’arbitre sort les cartons. Mis à part ces petites chamailleries et un placage un peu virulent de notre deuxième ligne Romain Delamarre, les 30 premières minutes du deuxième acte manquent cruellement de saveur. C’est à ce moment là que les Campétois remettent la main sur le ballon et pointent à nouveau le bout de leur nez. Il suffit d’une  de leurs incursions  pour pousser à la faute les infatigables joueurs Béarnais. Une troisième pénalité convertie par Renaud Darquier donnera une nouvelle fois l’avantage à nos couleurs : 9 à 6 à la 73e. La victoire semble s’offrir aux bras des bleus et blancs qui n’en demandaient pas tant… La victoire vous dites ? Hélas, c’était sans compter sur la ténacité d’adversaires pas du tout décidés à quitter l’arène la tête basse. Une pénalité offerte au jeune numéro 10 adverse, 30 m en coin transformée  sans trembler, offrira  une prolongation inespérée à ses coéquipiers. De la graine de champion celui là. Tête basse, les  joueurs du Marsan ont laissé passer leur chance et la première mi-temps de la prolongation s’apparentera à un véritable chemin de croix et sera surtout le récital d’un seul homme : Costes. Pénalité puis drop du pied gauche, il profita de l’avantage du vent pour enfoncer, un peu plus, des gladiateurs Soldevillesques , sans solution et bien amorphes,  dans la détresse.

Retour aux bases

Mais l’histoire ne pouvait s’arrêter ainsi : la garde expérimentée du Real, Scanner et Pâté en tête, reprennent les choses en main et la victoire passera par ce qui a fait la force du Real cette saison : ses avants. Jouant à contre-sens pendant près de 50 minutes, le Real aura attendu d’être dos au mur pour revenir aux fondamentaux. Les « Cocottes » bleues et blanches emportent tout sur leur passage et après une première tentative avortée, les joueurs ne se découragent pas et remettent le couvert. Jusqu’à la 98e minute où, emmené par tous ses partenaires, Scanner, comme un symbole, aplatit le ballon en terre promise. L’essai de la délivrance et de la victoire que Renaud Darquier transformera à la limite du contre. Le Real Soldevilla Campétois ne fera pas deux fois la même erreur et cantonnera son adversaire dans son coin pour les derniers instants. La victoire,  longue à se dessiner,  n’en fut que plus belle.

A la fin du match, les Campétois pouvaient laisser exulter leur joie et entonner tous en chœur l’hymne victorieux : « La victoire au bout du pied et la gloire au fond des filets !!! »

Un refrain qui raisonnera encore, je l’espère, dimanche prochain sur le terrain de Naves ou nos valeureux soldats  Campétois disputeront leurs vies et leurs saisons face aux rugueux joueurs de l’Est. L’aventure continue et les futurs retraités pourront profiter des joies du rugby au moins un week end supplémentaire.

 Composition :

1-Zanchettin ; 2- Malaussane ; 3- C. Martinez ; 4- Bertrand ; 5- Lagikula ; 6- L. Laborde ; 7- F. Sauboua ; 8- Pierre ; 9- B. Darquier ; 10- Fargues ; 11- Bourdé ; 12- R. Darquier ; 13- B. Laborde ; 14- Jaulin ; 15- Delas

16- Meunaut ; 17- Brethes ; 18- Delamarre ; 19- Lailheugue ; 20- Mestrallet ; 21- Sicot ; 22- Daudigeos

Ent. : Renaud Parenteau ; Cancan Ferrière

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