Réal Soldevilla-Puyoo/Sare

L’AVENTURE CONTINUE

Week-end victorieux et fort en émotions pour les équipes du Réal. Les qualifications, acquises, avec la manière, laissent espérer de belles journées printanières.

Tout pouvait s’arrêter ce weekend. Une saison se refermer, et avec elle, le regret de ne pas être allé au bout de l’aventure. Au lieu de ça, les joueurs ont mouillé le maillot et ont signifié de la meilleure des façons que cette saison…on pouvait compter sur eux. Passés les difficultés et les moments de doutes, les dirigeants ont fait le dos rond tout au long de la saison et ont laissé filer l’orage des dernières semaines. Aujourd’hui, ces deux qualifications récompensent le travail de tout un groupe, de tout un club et de tous les joueurs. 70 licenciés, une moyenne de 40 bonhommes par entrainement, les bleus et blancs ont fait preuve de beaucoup de sérieux et d’enthousiasme pour obtenir ces précieux sésames. Pourtant, une épée de Damoclès trainait depuis quelques jours au dessus de la tête de nos joueurs. Et ils n’ont pas failli. Fidèles à leur réputation, nos deux équipes ont fait honneur à leur public et ont d’ores et déjà réussi cette saison placée sous le signe du renouveau.

La Réserve montre la voie

Neuf points de retard à l’issue du match aller, l’équation était simple pour les joueurs : Gagner et maintenir les joueurs de Sare à 10 unités au tableau d’affichage. Dans le cas contraire, c’était l’élimination assurée. Les joueurs ne sont pas passés au travers et ont même réussi l’exploit de rendre aux visiteurs de Sare la monnaie de leur pièce. Après une entame tonitruante, avec Antoine Godemet à la baguette, les locaux marquent les 1ers points de la rencontre dès les 1eres minutes. Le demi de mêlé qui faisait son retour à la compétition montra la voie en se faisant la malle sur son 1er ballon. 7 à 0 puis 14 à 0 suite à un essai tout en puissance de l’expérimenté Manu Bourdé. Après 10 min, on était parti pour un après midi plus tranquille que prévu. Hélas, c’était sans compter sur la fierté basque. Et cette belle équipe, reprit du poil de la bête pour revenir titiller les bleus et roses Campétois. A la mi-temps rien n’était joué et la pression était sur les épaules de nos joueurs. Un exploit personnel signé Legrand viendra remettre les joueurs à l’abri quelques instants. Mais un festival de plaquages manqués emmène un essai assassin du ¾ centre adverse. A 18 à 13, la déception gagnait les gradins du Stade de l’Amitié. Les supporters commençaient à se faire une raison sur une possible élimination. Jusqu’à… cette pénalité rapidement jouée par ce diable de Titi, qui ouvrit grand large pour un second numéro de funambule de l’inarrêtable Clochette. Par une superbe marche arrière, il arrive à fausser compagnie à son vis-à-vis, qui n’aura plus que ses yeux pour pleurer, quand il inscrit, ce qui était très certainement, l’essai le plus important de sa carrière. Ces points étaient comme une véritable bouffée d’oxygène offerte au duo d’entraineurs, en apnée depuis de longues minutes. Les dernières secondes du match seront du même acabit que le blocus de Stalingrad. Nos joueurs plient, craquent mais n’ont pas laissé leurs adversaires inscrire l’essai de la qualification. Ce samedi, les joueurs ont réalisé un match admirable à tous points de vue. Ils ont ainsi gagné le droit d’affronter l’une des toutes meilleures équipes de 1ere/2e série : Ustaritz. Et là… ça risque d’être encore autre chose. Quoi qu’il en soit, un grand bravo à ce groupe et à tous les joueurs qui ont participé à cette belle aventure. La saison est réussie. La suite, c’est du bonus. Score final 25 à 12.

La une pour la passe de deux

Après la qualification de la B, les équipiers 1ers avaient eux aussi rendez-vous avec leur destin. La victoire assurait une place en finale de comité, une défaite envoyait les joueurs sur les transats. Ce chemin, les joueurs ne l’ont pas voulu. Et ils l’ont prouvé de la meilleure des façons. Match référence et victoire méritée. Pourtant, après 15 secondes de jeu… on ne faisait pas les fiers. Sur le coup d’envoi, le ballon est intercepté par les Puyolais qui s’en vont inscrire le 1er essai de la partie. Les joueurs ne nous avaient plus habitués à pareille entame depuis belle lurette. Heureusement, ils n’ont pas laissé le temps à leurs adversaires de jubiler trop longuement. Le temps pour les avants de mettre la 1ere, puis la seconde, en infligeant un véritable récital physique à leurs adversaires. Deux essais collectifs au total, pour une leçon de puissance. La mi-temps arrive sur le score de 15 à 7. Une chose est sûre, le Réal est au rendez-vous et ne semble pas vouloir louper la belle occasion qui lui est offerte d’aller défier Menditte en ½ finale. Pourtant, on croirait presque revivre le même scénario que le 7 mars dernier quand les Puyolais, menés rapidement 10 à 0 étaient revenus à 10 à 7 avant de finalement l’emporter 19 à 10. Totalement absents et dépassés dans l’engagement physique au retour des citrons, les Campétois laissent planer sur le Stade le spectre de l’élimination. Revenus à 15 à 10 puis à 15 à 13, les Béarnais dominent les débats. Jusqu’à ce (malheureux) tournant du match avec la blessure (Ko) de Simon Larrazet. Sa sortie sur civière eut le mérite de remettre les joueurs dans le sens de la marche. Au final, une pénalité et un superbe drop, signé Benjamin Laborde, viendront offrir aux joueurs une qualification, finalement bien méritée. Les derniers assauts désordonnés de cette belle équipe Puyolaise ne donneront rien. Les joueurs pouvaient laisser exploser leur joie et entonner tous en cœur l’hymne du Réal : " La victoire au bout du pied, et la gloire au fond des filets… ".

Encore quelques semaines de bonheur…

Au final, un magnifique week-end printanier. Un grand ciel bleu, sans nuage sur le Stade de l’Amitié avec de la joie et du bonheur. Le public, venu nombreux pour ces deux rencontres, ne s’y est pas trompé. Ce week-end, le spectacle, ce sont les bleus et blancs qui l’ont assuré, entrainant ainsi les sourires radieux de tous les Campétois. La satisfaction du devoir accompli et du travail bien fait pour tout ce groupe. Ce dimanche 11 avril 2010 restera gravé dans les mémoires pour une simple et bonne raison : les joueurs et le Stade de l’Amitié ont revécu des heures de gloire qu’ils n’avaient plus connu depuis longtemps… trop longtemps. Eh oui, ce dimanche on a fait la fête jusqu’à pas d’heure. Et pourquoi ne pas se mettre à rêver aux exploits les plus fous ? Après tout… ce groupe est capable de tout… du meilleur… comme du…. Rendez-vous le week-end prochain pour, peut-être, je l’espère, continuer à rêver un peu plus avec eux. Simon, tout le club te souhaite le plus rapide des rétablissements. Ta place est sur le terrain.

 

Equipe Réserve :

1-Meunot ; 2- S. Martinez ; 3- Cazade ; 4-Sonotasi ; 5- Peducasse ; 8- Gourgues ; 9- Godemet ; 10- Bourdé ; 11- Lafitteau ; 12- Labat ; 13- Guesnon ; 14- Aparicio

16- Dejean ; 17- Lagrue ; 18- Gérard ; 19- Diaz ; 20- B. Darquier ; 21- Parisit ; 22- Legrand

Ent. Baptiste Dutoya ; Xavier Sauboua

Equipe Première :

1-Zanchettin ; 2- Malaussanne ; 3- C. Martinez ; 4- Gilles ; 5- Delamarre ; 6- L. Laborde ; 7- Pierre ; 8- Brethes ; 9- Lafontan ; 10 – Fargues ; 11- Daudigeos ; 12- R. Darquier ; 13- Jaulin ; 14- Depis ; 15- Delas

16- Barat ; 17- Labbé ; 18- Larrazet ; 19- Monget ; 20- B. Laborde ; 21- Mestrallet ; 22- Pabois

Ent. Renaud Parenteau ; Cancan Ferrière

 

 

 

 

 

 

 

 

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