Real Soldevilla - St P. du Mt

UNE VICTOIRE QUI RECHAUFFE LES COEURS

 

Le hasard du calendrier avait programmé le match retour du derby contre St Pierre du Mont le jour de la Saint Valentin. Autant dire que le cadre bucolique du stade de l’Amitié de Campet avait des allures de Venise pour fêter les amoureux en ce jour tellement particulier. Maintenant que le décor est planté, place au véritable récit de la journée.

 

Tout avait commencé de la plus belle des manières pour les joueurs du Real. En effet, les réservistes qui devaient renouer avec la victoire et casser la spirale de défaite dans laquelle ils étaient entrés depuis le déplacement à Puyoo, ont rempli leur mission, et avec la manière. Dès l’entame de la partie, tout le monde a vite compris que les troupes de Pélo et Xavier étaient au diapason. La rédemption tant attendue après les revers successifs de ces derniers week-ends devait passer par un gros travail des avants. Le pack a mis son homologue Saint Pierrois sous l’éteignoir dès le coup d’envoi, offrant de belles munitions à des gazelles qui avaient des fourmis dans les jambes. C’est Titi (Benoit Darquier) qui alluma la première mèche, celle qui fit office de détonateur à ce qui allait devenir au fil des minutes un véritable feu d’artifice. Dès la cinquième minute et dans son pur style, il allait enfoncer son vis à vis pour aplatir la balle derrière la ligne et offrir aux locaux leurs premiers points. Les velléités offensives de Campétois joueurs étaient récompensées dans la foulée par un essai d’Ajax (Cédric Aparicio) après un joli décalage du Bulldozer Jim Pa (Jérémy Parisit) consécutif à une touche rapidement jouée par ce diable de Titi, encore lui. Les jeunes loups du Real avaient décidément les dents longues face aux voisins et l’expérience des vieux sages a permis de mettre de l’ordre dans la bergerie pour scorer sur quasiment chaque ballon. A 20 à 0 on ne donnait pas cher de la peau des tangos, mais un essai plein d’opportunisme du numéro 5 après une course en dribbling face à Clochette (Vincent Legrand) redonnait un peu de couleurs à des Saint-Pierrois bien ternes. Joie éphémère car peu de temps après, Ajax répondait du tac au tac en signant le doublé face à ses anciens partenaires. Un Ajax d’ailleurs très fringant puisqu’il totalisera dans l’après-midi 31 points à lui seul.

Pour en revenir à nos débats, les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score sans appel de 25 à 7 pour les Campétois.

Dès le retour des citrons, les locaux ne baissaient pas de pied, et semblaient toujours aussi décidés à faire boire le calice aux tangos jusqu’à la lie. Au bout de 10 minutes de jeu, Ben (Benjamin Pabois) allait aplatir le ballon derrière la ligne. Décidément ce dimanche des amoureux donnait des ailes aux Campétois, et c’est Manu (Emmanuel Bourdé) qui y allait de son essai après une chevauchée fantastique dans la défense Saint Pierroise. Pour agrémenter une marque déjà bien remplie et creuser un peu plus le fossé entre les deux équipes, Peduc (Vincent Péducasse), Ben pour son doublé et Clochette venaient clore les débats par un véritable festival de cannes. Les visiteurs, dépassés dans tous les compartiments du jeu pouvaient dès lors rentrer aux vestiaires pour boucler leurs valises bien remplies sur un score final de 58 à 7. Et dire qu’avec 11 points de plus au compteur les Campétois auraient pu célébrer la Saint Valentin de la plus belle des manières. Mais bon, nul besoin de faire la fine bouche, l’essentiel est acquis, et l’on peut désormais s’en gargariser.

Avec ce résultat très positif, les galactiques du Real se replacent au classement en espérant que cette rencontre face au voisin, serve de déclic pour la fin de saison. Les vertus retrouvées en ce jour des amoureux devraient mener l’équipe, sauf infidélité à la ligne directrice des entraîneurs, à embrasser les sommets de la Côte Basque.

 

« Je t’aime, moi non plus », le tube de la journée…

 

Les réservistes avaient ouvert la voie du succès à l’équipe fanion qui n’avait plus qu’à s’engouffrer dans la brèche. Pourtant dès le coup d’envoi, une faute Campétoise donnait une première opportunité aux visiteurs de prendre le score. Le buteur Saint Pierrois, bourreau à l’aller, étant sur le banc pour débuter la rencontre, sa précision chirurgicale fit cruellement défaut comme en témoigne cette première tentative facile totalement loupée. Cette première salve a eu le don de réveiller les locaux. Après un mouvement rapidement joué, les jambes d’Olivier Mestrallet faisaient le reste, mais l’ailier était repris par un plaquage haut à quelques centimètres de la ligne. Après avoir failli assister à un coup de « Mestralle Gagnant », c’est finalement Pâté (Dominique Pierre), qui montrait la voie en enrhumant les Saint Pierrois. Il jouait rapidement la pénalité et allait défier la ligne défensive des tangos pour s’y engouffrer et aplatir la beuchigue derrière la ligne. Renaud Darquier se chargeant quant à lui de transformer l’essai.

La première période fut ensuite très crispée et surtout très crispante. Les grandes envolées étaient aux abonnés absents et avec un soupçon de maîtrise supplémentaire, les Campétois auraient pu faire gonfler davantage le planchot.

La rencontre était une véritable opposition de styles. La puissance du pack visiteur donnait du fil à retordre aux Campétois, mais la vitesse des fusées de derrière n’avait pas d’égal dans le camp d’en face. Toutes les initiatives furent à mettre au crédit des Bleus qui voulaient eux aussi proposer du spectacle en relançant quasi systématiquement les ballons. La mi-temps, sifflée sur un score de 7 à 3 pour Campet, était salvatrice pour les centaines de téméraires venus braver le froid polaire et les conditions climatiques « idéales » pour la pratique d’un sport de plein air. Le café coulait à flots, et les places au comptoir aussi chères que la victoire fut lente à se dessiner.

 

Dans le deuxième acte, on assista à un duel à distance de buteurs. Les artificiers, profitant des fautes adverses, se rendaient coup pour coup, au sens figuré avant que la fin de la rencontre voit les deux packs se rendre coup pour coup, mais cette fois dans la figure. Les organismes, frigorifiés par les caprices du mercure, demandaient à se dégourdir avant d’attaquer les hostilités prévues autour du zinc pour la troisième mi-temps. Avant le déluge de houblon, les spectateurs, pouvaient assister à une fin de match tendue entre les deux formations qui regagnaient la douche tiède sur le score final de 13 à 9 pour les locaux.

Les Campétois, grands vainqueurs du week-end, pouvaient savourer un succès qui les rapproche du trio de tête avant de se délecter des agapes prévues pour l’occasion. Malgré le froid omniprésent tout au long de l’après midi, nous avons passé un bon dimanche de Saint Valentin et les quelques amoureux présents au Stade de l’Amitié ne doivent pas regretter d’avoir déserté la douceur de leur couette pour les charmes de la main courante, certes moins glamour mais tout aussi torride.

Espérons que cette victoire acquise dans la douleur pour la suprématie locale soit la première pierre d’un édifice beaucoup plus grand en fin de saison.

 

ALLEZ CAMPÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ !!!!

 

Composition :

Equipe Première

1-Zanchettin ; 2- Malaussane ; 3- C. Martinez ; 4- Monget ; 5- Bertrand ; 6- Sauboua ; 7- Diaz ; 8- Pierre ; 9- Lafontan ; 10- Fargues ; 11- Mestrallet ; 12- R. Darquier ; 13- Jaulin ; 14- Depis ; 15- Delas

16- S. Martinez ; 17- Taufanoa ; 18- Larrazet ; 19- Lagrue ; 20- Laborde ; 21- Guesnon ; 22- Ravier

 

Equipe Réserve

1-Labbé ; 2- Cazade ; 3- El Maghroub ; 4- Bernard ; 5- Peducasse ; 8- L. Laborde ; 9- B. Darquier ; 10- Pabois ; 11- Aparicio ; 12- Labat ; 13- Sicot ; 14- Parisit

16- Dejean ; 17- Cartarossi ; 18- R. Martinez ; 19- Gourgues ; 20- Bourdé ; 21- Legrand ; 22- Boyer

 

 

 

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